Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France ont l’obligation de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée par l’État. Pour les PME, cette réforme accélère une transition numérique que beaucoup repoussaient. Pennylane, fintech française fondée en 2020, s’est positionnée au cœur de ce basculement.
Pennylane, un acteur SaaS qui s’est imposé rapidement
Membre du French Tech 120 et devenu licorne en février 2024, Pennylane affiche aujourd’hui plus de 300 000 entreprises clientes et plus de 6 500 cabinets experts-comptables partenaires. Sa croissance est éloquente : l’ARR est passé de 60 millions d’euros en avril 2025 à 115 millions en décembre de la même année, porté par une levée de 175 millions d’euros début 2026 qui a propulsé la valorisation à 3,5 milliards d’euros.
La plateforme centralise facturation, rapprochement bancaire automatique, suivi de trésorerie en temps réel, notes de frais et déclarations fiscales dans un seul outil. Elle se connecte aux banques courantes ainsi qu’à des services comme HubSpot, Shopify, Stripe ou Payfit, ce qui la rend particulièrement adaptée aux PME disposant d’un écosystème logiciel existant. Côté conformité réglementaire, Pennylane a été immatriculée par la DGFiP comme Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) en décembre 2025, avec prise en charge des formats Factur-X, UBL et CII.
Intégrateur ou expert-comptable : deux rôles complémentaires
Adopter Pennylane ne se résume pas à créer un compte. Pour une PME qui bascule depuis un autre système, la question du déploiement est centrale. C’est ici que la distinction entre expert-comptable partenaire et intégrateur pennylane prend tout son sens. L’expert-comptable tient les comptes et conseille sur la fiscalité ; l’intégrateur, lui, configure la plateforme, connecte les systèmes existants (ERP, CRM, outils de paie), reprend les données historiques et forme les équipes. Une mission d’intégration couvre généralement le cadrage, le paramétrage, la reprise de données, les interconnexions et l’accompagnement post-déploiement. Certains cabinets cumulent les deux rôles.
Pour choisir un prestataire, quelques critères méritent attention : la certification officielle Pennylane, les références sectorielles, la méthodologie documentée et la transparence tarifaire (forfait ou régie). La durée de migration varie de quelques jours à deux semaines selon la complexité de la structure.
Ce que la réforme change concrètement pour les PME
Le calendrier mérite d’être bien compris. Depuis le 1er septembre 2026, la réception de factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises imposables à la TVA. L’obligation d’émission, elle, ne concerne les PME et TPE qu’à partir du 1er septembre 2027. Concrètement, une facture électronique ne peut pas se résumer à un PDF envoyé par mail : les documents doivent transiter par une plateforme immatriculée, dans des formats structurés définis par la réglementation. Les sanctions en cas de non-conformité sont progressives : 500 euros dès le premier manquement, puis 15 euros par facture non électronique et 250 euros par manquement d’e-reporting.
Pour les PME industrielles travaillant en B2B, le délai restant avant l’obligation d’émission laisse une fenêtre d’adaptation, mais la mettre à profit dès maintenant évite les migrations dans l’urgence et les risques associés.
